lundi 26 octobre 2009

Guimauves au matcha et droits d'auteur

Ne vous méprenez pas, je n'en revendique pas sur ces friandises.

1. Parce que des droits d'auteur, il n'y en a pas sur les recettes, et c'est tant mieux. Parce que -- et ça veut pas dire que les copiés-collés c'est pas minable, hein --, gourmand pas partageux, chais pas vous, mais moi je trouve ça louche. Et puis franchement, vous vous imaginez, après chaque post, déposer à la Société des Amateurs de bonne Chère Editeurs de leurs Mijotages?
2. En plus, je serais gonflée, parce que sans le Cookie masqué, je n'aurais jamais songé à recycler mes blancs d'oeuf de cette verte manière.


3. Je tire absolument aucune fierté de ces photos. Mais c'est pas ma faute, l'Affreux a fait le mur avec le bon appareil. Donc à la limite, en fait je pourrais être fière, mais pas au point de mettre un copyright.

Ceci étant dit, y a des moments où je me dis, quitte à passer pour une sale élitiste, qu'il faudrait laisser la bonne musique aux bonnes gens. Non parce l'autre jour j'ai été tirée de ma micro-sieste par du très bon son. Bizarrement, ça ne fait pas partie des sonneries de mon iphone (difficile d'attribuer la voix de Scarlett à quelqu'un, surtout quand elle chante gaiement la rupture). Cela venait donc bien de la télé. Pour illustrer la cruauté du monde de la mode envers les ex de la télé-réalité, qui doivent supporter l'incroyable affront d'être placés au sixième rang. Mais ils ont utilisé que l'intro, avant que Pete l'inspiré ne clame "You don't relate me", dommage.




Sinon, plus drôle, y a eu "On my shoulders" sur Jean Sarkozy le jeune homme pressé.






N'empêche, des fois, comme ça, j'aurais pas voulu être un artiste.






Guimauves au matcha




125gr de sucre




50g d'eau




2 blancs d'oeuf



3 feuilles de gélatine (oui, bon, c'était une première alors j'ai fait comme elle a dit la miss)



matcha à l'oeil, je dirais 2 CC



50g de sucre glace



50g de Maïzena



Mettre la gélatine à ramollir la gélatine dans de l'eau froide.



Commencer à battre les blancs à faible vitesse.



De l'autre main, faire chauffer l'eau et le sucre (pas glace). Quand le sirop arrive à 115°C, augmenter le fouet à main droite. Quand à gauche, ça arrive à 120°C, verser le sirop sur les blancs. Ouais, faut un thermomètre, et faire gaffe à pas faire fondre le plastoc.



Continuer à fouetter après avoir ajouté la gélatine et le matcha.



Préparer une Silpat ou à défaut une plaque recouverte de papier sulfurisé. Tamiser la moitié du mélange sucre-glace/Maïzena, et bien le répartir dessus. Verser la guimauve, idéalement dans un cadre, sinon, essayez de vous démerder pour faire un rectangle. On peut aussi se servir d'une poche à douille pour faire des boudins.



Laisser tranquille quelques heures. Saupoudrer du reste du mélange et découper des cubes, ou des rubans à nouer. Mais si vous les faites avec de l'arôme de fraise et du colorant rouge à la place du matcha, ça fera un peu Sidaction.

En (re)parlant d'artiste y en a une qui va être contente...



D'autres recettes au matcha dans le grenier:



la glace à se damner



le tiramisu des amoureux



les marbrés un peu risqués pour les hanches (mais c'est presque l'hiver)



les panna cottas à la forme improbable



le cheesecake



les tartelettes, mon tout premier post...

Pour d'autres recyclages de blancs d'oeuf, -- ou si vous avez des jaunes sur les bras, du coup --, voir le billet d'utilité publique de Loukoum.

Apport personnel (quand même): à l'agar agar ça marche et c'est même mieux (beaucoup plus fondant). Un pitit sachet de 3g pour 2 blancs d'oeufs.

jeudi 22 octobre 2009

Fondant à la crème de marrons et glace au potimarron : ça va mieux en le disant

Aucune référence à Françoise Laborde, ça va sans dire (!). C'est juste qu'il y a des expressions, comme ça, que j'ai pas assez utilisées dans mon jeune temps. Pas de raison géographique. Depuis Lille, "j'te dis quoi", et je réponds "ça va" comme à Marseille. Pourtant, n'importe où, ça va mieux en le disant.



1. Que je suis effarée que Garance n'ait pas pris au sérieux ma menace capillaire. J'ai l'air de quoi, moi, maintenant? Non parce que des bouclettes à la Scarlett, je veux bien, mais pas trahir ma mère!

Pour m'avoir mis dans cette situation inconfortablissime (nécessitant une bravitude extrême), tu me dois un pain d'épices.

2. Que je commence à regretter de ne pas t'avoir offert ça plutôt que les gnocchis. La première qui approuve, je lui tire les cheveux.

Pour le fondant
400g de crème de marrons
3 oeufs
1 CS de farine (de châtaigne de préférence, c'est plus classe). Un peu plus selon la version choisie, voir ci-dessous

Pour le sorbet potimarron/cannelle
1 potimarron épépiné et cuit à la vapeur (ou à l'eau, of course)
1/2 litre d'eau
1 bâton de cannelle
125g de sucre (un peu moins si vous ajoutez de la poudre de glucose)
1 sachet de poudre magique, comme
(facultatif)

Le fondant... Version light (photo): mélanger la crème de marrons et les jaunes, battre les blancs et les incorporer, ajouter la farine, environ 2 CS pour que la pâte ne colle pas trop. Répartir dans les moules, attention ne pas trop remplir, ça gonfle copieusement. Enfourner pour une vingtaine de minutes, en surveillant.
Version comme-dans-les-Cévennes: mélanger la crème et les oeufs entiers, ajouter la farine. Une cuillère suffit. Augmenter un peu le temps de cuisson.

Devinez laquelle je préfère...

La glace: Faire un sirop avec l'eau et le sucre et la cannelle. Tourner jusqu'à ce que ça épaississe un peu. Laisser refroidir. Mixer le potimarron, ajouter progressivement le sirop, passer en sorbetière.


Et ben ça va mieux en le disant, je suis fière de cette glace.

Sinon, j'ai découvert en poireautant chez l'ophtalmo que Scarlett Johansson a un frère jumeau, qui ne ressemble à rien.

Ma souris m'a en outre mené vers de nouveaux favoris: la cuisine de Shoko, kawai-issime, Mélopapilles, qui a aussi une histoire avec les cucurbitacées, et Kalice, pro du pandan.
ça va mieux, tiens...

mercredi 14 octobre 2009

Gnocchis de potimarron ou comment Scarlett nous a roulés dans la farine (pour mon plus grand plaisir)

(Et que comme je n'ai pas les mêmes revenus qu'elle, j'aimerais bien gagner un beau robot. Ceci est donc ma participation d'enfant de la société de consommation au concours relayé par Garance). Sans scrupule aucun.


Scarlett, donc. Quelle ne fut pas ma terreur, à peine le pied posé sur le tarmac de Roissy. On commençait juste à s'adonner au plaisir retrouvé de l'espresso à deux euros et des journaux en français, quand j'apprends que la belle, dont j'écoutais déjà les duos avec Pete Yorn sur les routes vietnamiennes, s'est teint les cheveux.

M'est revenue immédiatement aux oreilles, par-dessus les délicieuses syncopes de Relator, cette phrase essentielle: "Franchement, j'aime pas les blondes, mais elle"...

Horreur, malheur, mais qu'est-ce que je vais devenir, moi, si Scarlett elle est brune? Regardez-moi ça, comme c'est la classe...

Mais Scarlett en brunette n'a pas passé l'Atlantique, et c'est blonde comme on l'aime (assez comme ça!) qu'elle est venue à Paris.



Sûrement qu'elle a compris que, comme ils disaient dans Next, de toute façon, Scarlett, même en brune elle reste blonde (Hitchcock Woody blabla).

En plus, elle sera dans Iron Man 2, avec Robert Downey Jr. Un fantasme chacun, et tout ira bien...


Gnocchis de potimarron au lait de coco et coriandre
1 potimarron, épépiné, coupé en morceaux (pas la peine de l'éplucher) et cuit à la vapeur (ou à l'eau)
400g de farine
1 oeuf
1 CS de parmesan
sel, poivre, muscade
1 boîte de lait de coco
coriandre fraîche


Passer le potimarron au mixeur. Le mélanger avec l'oeuf, assaisonner, ajouter le parmesan, puis la farine, progressivement (environ 300g). Il faut arriver à ce que la pâte ne colle plus à vos doigts.
Fariner un plan de travail, y déposer les petites boules que vous aurez formées avec vos petites mains bien farinées. Leur donner un petit coup de fourchette, éventuellement les laisser sécher quelque temps.


Cuire 4 minutes à l'eau bouillante pas trop salée, égoutter de préférence à l'écumoire.
Verser le lait de coco, réduit un peu à feu doux et assaisonné.
Parsemer de pluches de coriandre.




Sur les mêmes thèmes:
- mes relations compliquées avec les actrices, Emma de Caunes et un sorbet pêche-menthe mais c'est plus de saison
- des muffins au potimarron pour qu'il vous aime dès le matin
En matière de cucurbitacées, je renvoie d'ailleurs à l'excellent récap de Sacha.

jeudi 8 octobre 2009

Filet mignon en caramel de gingembre parce que j'suis pas si geek

Loin de moi l'idée de participer au débat sur le portable à l'école. Pour une fois, j'invoque le joker: "J'ai pas d'enfant, donc pas d'avis". ça, c'est fait.


Mais deux infos provenant de bloggueurs m'ont interpellée, moi l'heureuse et fière propriétaire d'un iphone (qui n'en peut plus des blagues sur son explosion probable, d'ailleurs. Après 3 semaines en Asie du Sud-Est, je réitère mon hypothèse selon laquelle les deux ptits gars des Bouches-du-Rhône, là, ils avaient du leur imposer bien pire, à leur joujou).

Bref, de retour de ce voyage où j'ai moult fois caressé mon écran tactile préféré avec mes doigts suants pour envoyer des photos à ma moman, je me suis trouvée fort perplexe face à la vidéo publiée par l'ami Patrick sur le réseau des geeks.

Comme je le suis pas tant qu'ça (nia), vous ne verrez pas la vidéo sur ce billet mais . L'application Ilickit consiste, comme son nom l'indique, à lécher sur son iphone le plus vite possible blanquette ou moules-frites.

J'ai beau avoir atteint le plus haut niveau de Tetris, je ne crois pas que je téléchargerai jamais cette application, si Apple la valide (ce qui est possible, vu qu'il y a déjà sur le Store une consistant à léchouiller des glaces italiennes).

Quant à Elle à table et Marmiton, j'ai trop peur de tacher mon joujou préféré...

Autre étrangeté dévoilée par Talons hauts & cacao : Qooq, une tablette graphique culinaire, censée résister aux assauts de sauce tomate et de doigts beurrés...

Face à tout ça, j'ai beau m'la péter avec mon iphone qui m'empêche de me perdre sur le chemin de mes reportages, je me sens vieille. Et je me dis qu'il y en a qui savent inventer des trucs pour gagner leur vie. En tout fun. Faut vite que je trouve avant d'être has been.

Ma satisfaction de la semaine, c'est quand même de tenir enfin ce filet mignon caramélisé.

1 filet mignon de porc ou de veau

70g de gingembre

1 gousse d'ail

3 CS de sirop d'érable

2 CS de sauce soja

1 CS d'huile sans goût

1 CS d'huile d'olive

1 CC de 4 (ou 5!) épices

sel, poivre

Peler et râper une bonne moitié du gingembre. Mélanger avec la gousse d'ail écrasée, la sauce soja, le sirop d'érable, l'huile neutre, le 4 épices, un peu de sel.

Enrober la viande de cette marinade, laisser au frais au moins une demi-heure.

Faire chauffer l'huile d'olive, faire dorer le filet mignon sur toutes ses faces, en l'arrosant de la marinade de la façon la plus homogène possible.

Poursuivre la cuisson au four à 180°C pendant une grosse demi-heure. Surveiller en continuant à tourner pour qu'il soit bien imbibé de partout.

Remettre dans la poêle pour finir de caraméliser, en ajoutant le reste du gingembre passé au presse-ail et un peu de poivre.

Servir en tranches épaisses.

mercredi 30 septembre 2009

J'vous ai pas apporté d'pandan, mais j'ai fait du pistou!

(Attention billet fleuve. Les lecteurs plus intéressés par les pestos que mes pérégrinations entre Fleuve Rouge et Mékong peuvent faire courir leur mulot jusqu'en bas de ce billet, j'me vexerai pas...)

Le jour de la quille a donc fini par arriver. Les notes de frais envoyées, les messages d'absence enregistrés, les bermudas empaquetés, v'là les deux tourtereaux partis en goguette, direction Hanoi, en A380 siouplé. Bon d'accord, aujourd'hui ça le fait moins, mais y a trois semaines, j'vous jure qu'on s'l'est pétée grave dans nos derniers textos envoyés depuis le tarmac de Roissy.


"Aloooooors, c'est commeeeeent?"


Agité... De quoi décourager les écolos hérauts du deux-roues... Passer de la voiture ou tout-vélo, ou pire motobike, comme ils disent, ça divise pas du tout le bruit par deux...

... surtout quand on est nombreux... (3 millions d'habitants pour la capitale, et presque autant de "motobikes", quand même...)
Et en même temps, tellement serein. Les motos, ça sert aussi à faire la sieste...
... qui peut en fait se faire quasiment n'importe où.
Suffit d'entrer dans un café pour que le temps s'arrête...
... le temps que le p'tit noir ultra serré s'écoule sur le lait concentré.

Parenthèse Cocotte a toujours quelque chose à dire, le pays est producteur, même si ça semble le faire moins depuis quelques années, cf ici. Ce qui est démenti (bizarrement...;).

Bref au Vietnam, y a pas d'heure pour rouler, pour prendre un café... et encore moins pour manger!



"Et donc, comment vous avez mangéééé?"
Alors, évidemment, on s'est gavés de nems, mais bizarrement, on n'a jamais réussi à atteindre l'overdose... même à Hoi An, où une espèce de Cyril Lignac vietnamien, lors de l'inévitable exercice de roulage de galette de riz, s'est écrié "Lucky girl!", parce que j'avais fait le plus gros (encore plus que l'Autralienne à côté, oué oué)
J'espère d'ailleurs qu'à l'heure qu'il est, ce joli café n'a pas trop souffert de Ketsana...
Sinon, ben à notre grand regret, on n'a pas eu l'occasion de manger ces escargots de la baie d'Along terrestre...
... qui font des oeufs roses complètement surréalistes...


(pas moins que cette profusion de lotus, d'ailleurs...). Fermé...
... ouvert!
A Hué, menu impérial: les brochettes de boeuf en feuilles de pandan...


Beaucoup plus difficile à trouver au marché, preuve que le cookie masqué ne ment pas!

C'est pas faute d'avoir harcelé des vendeuses très coopératives...
Yes, la dua, like in this candies! Are you sure you don't have extract, to make cakes myself?!"


No, mais tout plein d'autres trucs, c'est sûr...

Ouais, d'accord, mais y a des trucs, à rapporter dans le sac à dos, ça va le faire moyen...
Seiches séchées (ça doit être puls facile à prononcer en viet:)

Alors, il y a bien sûr des instants de manque...

Mais on a tenu bon, en songeant au Chaource et au Soumaintrain qui nous attendaient au retour!
On a aussi résisté à la propagande...

... un peu plus difficilement à l'appel de la soie (mais pour les chaussures sur mesure, on a craqué)
On s'est aventurés à manger au marché...
Notre estomac a failli le regretter, mais c'est presque nos meilleures photos de bouffe!

"ça va, toi?"
"Oué, oué... mange vite elle nous regarde!"


Mais comme on est des warriors, on n'a même pas été malades dans le bus!
Bon, je le confesse, j'ai fermé Cent ans de solitude dès qu'on a démarré...


Changement de ville, changement de bière!
Au Cambodge, y a même la Anchor... Mais ce qui fait le plus d'effet, c'est la pizza à la marijuana (oui, oui!), voyez vous-même...
On a aussi adoré l'amok...
... et évidemment, on a bien étudié la technique de pliage de la feuille de bananier!

Same same pour le poisson mode Hoi An...

... en revanche, le décorticage de durian, je laisse définitivement ça aux spécialistes!

Sinon, on a fait des trucs nazes: Pho 24, qui est à la soupe traditionnelle ce que le MacDo est au burger...

... et, ce qui me rend beaucoup plus honteuse, on a fini par jeter à l'hôtel le surplus de gâteaux de riz offerts par ce moine cambodgien. Mais l'essentiel était de partager avec lui, non?

Ah, Angkor...



Tellement ébahie que j'ai même pas réussi à voir Anne, qui aurait pourtant pu nous expliquer tous ces rituels de la fête des morts... Shame on me, once again.
Sinon, mais c'est pas ma faute, j'suis allée à Ko Phi Phi mais j'ai pas vu Maya Beach, là où a été tournée La Plage.
Mais j'ai fait la belle sur les taxis boats...
... en fait je fais un peu la gueule, parce que ces gougnafiers m'ont piqué le sac où il y avait la caméra de Papa, mais ça ferait presque une photo de profil sur Facebook, dis donc...
... J'ai vu des produits de la mer bizarres...
Patrick si tu es là, éclaire-nous! Pourquoi les moules elles sont vertes??

Je n'ai PAS mangé de kebab...

mais sur les conseils de Tronche de cake, j'ai mangé du cha ca, poisson (chat) frit avec tout ce qui va bien, et me suis prise à regretter que l'aneth soit si chère en France...
Et j'ai trouvé comme une grande un super resto à Hanoi, où j'ai eu une super surprise...



Dans cet ananas, le riz à l'ananas que j'ai commandé! Dingue, non...


Ne pouvant plus mettre aucun dérapage sur le dos de la moiteur abrutissante, de l'air con' ou de la marijuana, tout ça étant désormais déjà bien loin, on passe au recylage de mon buisson de basilic, qui semblait aussi jetlaggé que moi à mon retour.
Le grand classique, aux pignons...

1 gros bouquet de basilic 60g de parmesan râpé
50g de pignons de pin
2 gousses d'ail
huile d'olive


Ben faut tout mixer, ou passer au mortier si ça vous amuse, ajouter l'huile au fur et à mesure. Ne pas hésiter, le basilic ne se conservera que mieux.


Trois petites variantes dont je suis pas mécontente...


De gauche à droite, si je ne m'abuse (ah septembre, ta lumière du matin...)
Aux tomates séchées
Elles remplacent les pignons, pour quelque chose de beaucoup plus fin, qui se tartinerait presque. Mon préféré.
Aux amandes
Là c'est la poudre d'amandes qui remplace les pignons. Il vaut mieux diminuer la quantité de parmesan, voire le supprimer, et se calmer sur l'ail, sinon ça tue les amandes. Un poil doucereux à mon goût. Ou alors il faut réduire la proportion de basilic... Mais pour les enfants, ou les papilles/estomacs délicats, ça le fait
Aux noix
Pareil, on vire les pignons, et on met des cerneaux de noix. Tout de suite beaucoup plus costaud. A travailler en cuisine. J'y songe...


Et si le pied de basilic rescapé survit au mistral, un petit dernier, aux pistaches, sur la route de l'automne...
Et en attendant, ma chronique d'un dîner presque parfait (souvenez-vous, celui du magret à la tapenade et du vert et blanc...), à lire ici

mercredi 2 septembre 2009

Après les théâtreux gueulards, la douceur des mûres mûres (facile)


Les touristes n'étant pas tous partis, et des jolies filles aguicheuses traînant encore dans nos parages, il a fallu aller se mettre au vert. L'occasion rêvée pour un commando mûres comme j'en avais jamais fait auparavant, les forêts auboises étant extrêmement exotiques pour mon Méridional, fasciné par les faons mais aussi par les limaces rouges -- du coup je me suis documentée, saviez, vous que c'était des mollusques?!

Donc presque quatre kilos en une heure en imaginant que Merlin n'était pas loin et nous observait de ses yeux bienveillants...

Retour aux sources mais aussi coup de vieux, avec ce cours de confiture donné par la maman, qui pendant 28 ans en avait gardé le monopole. Qu'elle garde quand même pour la bolognaise et la couture, ouf.

Je vous livre in extenso la méthode. J'ai un voyage au pays du pandan à préparer, moi (aïe, pas sur la tête!)

Et comme ma maman est moderne, une version agar agar un peu plus loin...

"Alors, la bonne vieille recette des confitures de nos grands-mères, que tout le monde connaît : (bah nous, nous on savait po...)

1 kg de sucre cristallisé pour 1 kg de fruits préparés, le tout cuit et recuit jusqu'à ce qu'elles aient la consistance voulue, ce qui malheureusement leur donnait un petit goût caramélisé un peu âcre...

Ma maman avait trouvé une astuce pour pallier ça : elle laissait macérer à couvert ses fruits, préalablement malaxés dans le sucre pendant au moins une nuit. Le lendemain, elle portait le tout à ébullition pendant quelques minutes. Et rebelote, repos une nuit ou au moins 12 h. Ensuite, de nouveau cuisson jusqu'à ébullition, en remuant pendant quelques minutes*
Le résultat était bien meilleur au niveau du goût et de la couleur de la conf'... Ensuite, elle a découvert un produit miracle : une petite bouteille de la taille d'une canette de bière, de la marque Gélifruit, une sorte de gelée, - naturelle paraît-il- à base de pectine de pommes, que l'on incorporait au mélange fruits/sucre, après quelques minutes d'ébullition. Le résultat était super et plus rapide....et j'avais adopté moi-même ce système. Malheureusement, depuis plusieurs années, ces produits ont disparu des rayons des supermarchés, remplacés par des poudres style Vitpris, qui fonctionnent mois bien à mon goût. J'étais donc repartie avec l'ancienne méthode aux deux temps de repos. Et puis un jour, j'ai essayé ces nouveaux sucres gélifiants, où la pectine de pomme est incorporée. Je les ai tout de suite adoptés.
Simple, rapide, peu de cuisson : 7 minutes maxi. Confiture et gelée inratable set très "goûtues" et ça marche avec tous les fruits.. Il faut vivre avec son temps n'est-ce pas? D'autant qu'on met moins de sucre (800g de sucre pour 1 kg de fruits préparés avec Gelsuc). Il existe même une version allégée (500 gr pour 1 kg de fruits), qui fonctionne très bien notamment avec les mûres...

On trouve en vente en supermarché des bassines en cuivre alimentaire à un prix très abordable que vous pouvez aussi accrocher en décor dans votre cuisine ... Voilà tu sais tout de ma connaissance et de mon expérience en confiture yu as de quoi écrire un billet photos à l'appui!!"

PS astuce: je me sers aussi de ce sucre à confiture pour sucrer mes tartes aux fruits : le jus des fruits est légèrement gélifié et enrobe les fruits sans détremper la pâte

Pour les adeptes de l'agar agar (une confiture coupe-faim, c'est pas mal non?), deux sachets de 3g pour un kilo de fruits, ce qui permet de diviser par deux la quantité de sucre...

 

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