mercredi 29 juillet 2009

Sorbet pêche-menthe ou ma revanche sur Emma de Caunes

Je ne ferai pas la fine bouche: Avignon en juillet, c'est sympa, surtout quand t'es accrédité, ce qui te permet, en sortant d'une grosse bouse, de regarder les autres spectateurs avec compassion: "Et en plus, ils ont payé, les poooovres".
Mais il y a quand même quelques trucs dont il faut faire abstraction:
- les Hollandais qu'on croirait qu'ils sont jamais allés dans un parking et qui te font caler dans la montée,
- les embouteillages de la place de l'Horloge, surtout quand on vit à la hauteur des aisselles de 99% des adultes,
- le gars qui essaie de faire croire qu'il est marionnettiste lui aussi pour te demander un euro tout le long de la rue de la Ré,
- l'overdose de sandwiches soit tellement secs qu'ils te donnent des crampes aux mâchoires, soit qui à la moitié commencent à ressembler à une éponge chypriote imbibée de mayonnaise.
Patrick, Virginie (quand est-ce que tu nous mets des recettes funky sur ce blog?!), Nathalie, dites-leur que c'est vrai!)

Mais il y a pire pour l'ego: les jolies filles bronzées, comédiennes et festivalières confondues, que-ça-se-voit-qu'elles-se-fringuent-pas-dans-ladite-rue-de-la-Ré. Toi, tu zigzagues vers le bureau, la tête dans les fesses, habillée avec des fonds de placard parce que la petite robe avec laquelle tu pourrais les concurrencer, elle est au milieu d'un tas de repassage qui commence à ressembler au Ventoux...
En plus, faut bien l'avouer, t'as vite fait de te sentir une grosse cruche, parce que t'as bien rigolé au Pingouin à la morgue, que t'as pas aimé que Pipo Delbono te hurle dans les oreilles sans que tu puisses lui dire "TA GUEULE!", et qu'à quelques jours de la fin, ben le spectacle que t'as préféré c'était du cirque... (pas n'importe quoi, hein, Tabu c'est pas du pipeau)

Mais le pire, c'est quand ton mec est un des festivaliers à demeure les plus actifs. Monsieur va voir les comédiennes, et la plupart du temps te demande gentiment de venir avec lui: sinon, vous êtes êtes en compagnie l'un de l'autre à peu près deux heures dans la journée (je compte pas les heures de sommeil et celles au bureau hein)... Quand c'est Emmanuelle Devos, qui lui met un vent magistral ça va. Et puis "de toute façon elle a une gueule de cheval et un gros cul" qu'il a dit. Sic.
Quand il s'agit d'Emma de Caunes, pas pareil... Bon, il est d'accord avec moi: un titre comme L'amour de l'art, avec Emma de Caunes, a priori t'es plutôt content d'aller voir ce énième spectacle.
La grosse arnaque: une mauvaise bluette. Pis alors, Emma de Caunes qui essaie de jouer Marylin, c'est pathétique. N'empêche: au bout de cette heure et demie d'ennui, où tu passes ton temps à la regarder et admettre que "putain c'est vrai quand même qu'elle est jolie", tu sais bien qu'il va retourner voir l'attaché de presse pour demander une interview.
Et ben non! Mademoiselle n'en donne plus. Trop fatiguée. Elle sait pas ce qu'elle perd, la bougresse. Moi aussi, Avignon ça me fatigue. Mais le lendemain, j'ai repris mon entreprise de séduction permanente. Parce que ma maman me l'avait bien dit, un homme c'est comme ça qu'on le garde. En plus, j'suis sûre qu'elle sait pas faire des glaces comme ça. Na. mais non!!).

***Sorbet pêche-menthe***

1/2 litre d'eau
110g de sucre
3 ou 4 pêches bien mûres selon leur taille
3 brins de menthe
et toujours la poudre magique si vous êtes adepte

Faire un sirop en mélangeant l'eau et le sucre, ajouter les brins de menthe, porter à ébullition, baisser le feu jusqu'à ce que vous commenciez à sentir que ça épaissit.
Laisser refroidir (important).
Mixer les pêches, ajouter progressivement le sirop après avoir évidemment retiré les brins de menthe (si ça vous amuse, vous pouvez ajouter quelques feuilles fraîches).
Laisser refroidir.
Turbiner.
Papilloner.

PS: si je vous dis que j'ai écrit ce billet pendant qu'il regardait le docu sur Marylin, vous me croyez?

vendredi 3 juillet 2009

I got it! Sorbet poivron-fraise

C'est une quête qui remonte à très loin... Du temps où Mum achetait encore Madame Figaro le samedi matin (surtout pour les recettes, hein, faut pas déconner). Je crois me souvenir y avoir vu une recette de sorbet au poivron signée Pierre Hermé. Lui l'associait me semble-t-il avec des framboises. Et nous, on lisait des magazines de rombières mais on n'avait pas de sorbetière.
Maintenant que je suis une grande fille, qui a presque tout dans sa cuisine, je me suis mise en quête de cette glace pleine de promesses. Après un faux pas en forme de crème glacée, sur les conseils de l'homme qui ne voyait pas tout à fait où je voulais en venir, j'ai trouvé. Poivron et fraises renforcent mutuellement leur couleur, mais surtout leur goût. Etonnant mais pas déroutant. Et en ce qui me concerne, gargarisant.

2 beaux poivrons ou 3 petits
200g de fraises équeutées
100g de sucre
facultatif: produit magique à base de graines de caroube, qui empêche les sorbets de trop graniter et de finir en pain de glace dans le congel, 1 trait de jus de citron

Faire cuire les poivrons au four. Pour le coup, y aller jusqu'à ce qu'ils brunissent, ils n'en seront que plus confits. Les enfermer dans un sac plastique (sur un récipient, hein, parce que ça coule), et laisser refroidir.
Mixer avec les fraises, le sucre dans lequel vous aurez éventuellement ajouté le produit magique et le citron, allonger un poil avec de l'eau si vous trouvez ça trop épais.
Sorbetiser.
Là c'est servi avec des pêches rôties à la vanille, on peut imaginer bien d'autres choses...