mercredi 30 septembre 2009

J'vous ai pas apporté d'pandan, mais j'ai fait du pistou!

(Attention billet fleuve. Les lecteurs plus intéressés par les pestos que mes pérégrinations entre Fleuve Rouge et Mékong peuvent faire courir leur mulot jusqu'en bas de ce billet, j'me vexerai pas...)

Le jour de la quille a donc fini par arriver. Les notes de frais envoyées, les messages d'absence enregistrés, les bermudas empaquetés, v'là les deux tourtereaux partis en goguette, direction Hanoi, en A380 siouplé. Bon d'accord, aujourd'hui ça le fait moins, mais y a trois semaines, j'vous jure qu'on s'l'est pétée grave dans nos derniers textos envoyés depuis le tarmac de Roissy.


"Aloooooors, c'est commeeeeent?"


Agité... De quoi décourager les écolos hérauts du deux-roues... Passer de la voiture ou tout-vélo, ou pire motobike, comme ils disent, ça divise pas du tout le bruit par deux...

... surtout quand on est nombreux... (3 millions d'habitants pour la capitale, et presque autant de "motobikes", quand même...)
Et en même temps, tellement serein. Les motos, ça sert aussi à faire la sieste...

... qui peut en fait se faire quasiment n'importe où.

Suffit d'entrer dans un café pour que le temps s'arrête...

... le temps que le p'tit noir ultra serré s'écoule sur le lait concentré.

Parenthèse Cocotte a toujours quelque chose à dire, le pays est producteur, même si ça semble le faire moins depuis quelques années, cf ici. Ce qui est démenti (bizarrement...;).

Bref au Vietnam, y a pas d'heure pour rouler, pour prendre un café... et encore moins pour manger!

"Et donc, comment vous avez mangéééé?"
Alors, évidemment, on s'est gavés de nems, mais bizarrement, on n'a jamais réussi à atteindre l'overdose... même à Hoi An, où une espèce de Cyril Lignac vietnamien, lors de l'inévitable exercice de roulage de galette de riz, s'est écrié "Lucky girl!", parce que j'avais fait le plus gros (encore plus que l'Autralienne à côté, oué oué). J'espère d'ailleurs qu'à l'heure qu'il est, ce joli café n'a pas trop souffert de Ketsana...
Sinon, ben à notre grand regret, on n'a pas eu l'occasion de manger ces escargots de la baie d'Along terrestre...

... qui font des oeufs roses complètement surréalistes...


(pas moins que cette profusion de lotus, d'ailleurs...). Fermé...

... ouvert!

A Hué, menu impérial: les brochettes de boeuf en feuilles de pandan...

Beaucoup plus difficile à trouver au marché, preuve que le cookie masqué ne ment pas!

C'est pas faute d'avoir harcelé des vendeuses très coopératives...

Yes, la dua, like in this candies! Are you sure you don't have extract, to make cakes myself?!"


No, mais tout plein d'autres trucs, c'est sûr...

Ouais, d'accord, mais y a des trucs, à rapporter dans le sac à dos, ça va le faire moyen...


Seiches séchées (ça doit être plus facile à prononcer en viet:)

Alors, il y a bien sûr des instants de manque...


Mais on a tenu bon, en songeant au Chaource et au Soumaintrain qui nous attendaient au retour!
On a aussi résisté à la propagande...


... un peu plus difficilement à l'appel de la soie (mais pour les chaussures sur mesure, on a craqué)
On s'est aventurés à manger au marché...

Notre estomac a failli le regretter, mais c'est presque nos meilleures photos de bouffe!


"ça va, toi?"
"Oué, oué... mange vite elle nous regarde!"

Mais comme on est des warriors, on n'a même pas été malades dans le bus!


Bon, je le confesse, j'ai fermé Cent ans de solitude dès qu'on a démarré...


Changement de ville, changement de bière!


Au Cambodge, y a même la Anchor... Mais ce qui fait le plus d'effet, c'est la pizza à la marijuana (oui, oui!), voyez vous-même...


On a aussi adoré l'amok...
... et évidemment, on a bien étudié la technique de pliage de la feuille de bananier!

Same same pour le poisson mode Hoi An...



... en revanche, le décorticage de durian, je laisse définitivement ça aux spécialistes!

Sinon, on a fait des trucs nazes: Pho 24, qui est à la soupe traditionnelle ce que le MacDo est au burger...

... et, ce qui me rend beaucoup plus honteuse, on a fini par jeter à l'hôtel le surplus de gâteaux de riz offerts par ce moine cambodgien. Mais l'essentiel était de partager avec lui, non?

Ah, Angkor...



Tellement ébahie que j'ai même pas réussi à voir Anne, qui aurait pourtant pu nous expliquer tous ces rituels de la fête des morts... Shame on me, once again.

Sinon, mais c'est pas ma faute, j'suis allée à Ko Phi Phi mais j'ai pas vu Maya Beach, là où a été tournée La Plage.
Mais j'ai fait la belle sur les taxis boats...

... en fait je fais un peu la gueule, parce que ces gougnafiers m'ont piqué le sac où il y avait la caméra de Papa, mais ça ferait presque une photo de profil sur Facebook, dis donc...

... J'ai vu des produits de la mer bizarres...

Patrick si tu es là, éclaire-nous! Pourquoi les moules elles sont vertes??


Je n'ai PAS mangé de kebab...

mais sur les conseils de Tronche de cake, j'ai mangé du cha ca, poisson (chat) frit avec tout ce qui va bien, et me suis prise à regretter que l'aneth soit si chère en France...

Sauf que dans mon potager, y avait plus que du basilic bien jetlaggé... Action.

Le grand classique, aux pignons...

1 gros bouquet de basilic 60g de parmesan râpé
50g de pignons de pin
2 gousses d'ail
huile d'olive


Ben faut tout mixer, ou passer au mortier si ça vous amuse, ajouter l'huile au fur et à mesure. Ne pas hésiter, le basilic ne se conservera que mieux.


Trois petites variantes dont je suis pas mécontente...



De gauche à droite, si je ne m'abuse (ah septembre, ta lumière du matin...)
Aux tomates séchées
Elles remplacent les pignons, pour quelque chose de beaucoup plus fin, qui se tartinerait presque. Mon préféré.
Aux amandes
Là c'est la poudre d'amandes qui remplace les pignons. Il vaut mieux diminuer la quantité de parmesan, voire le supprimer, et se calmer sur l'ail, sinon ça tue les amandes. Un poil doucereux à mon goût. Ou alors il faut réduire la proportion de basilic... Mais pour les enfants, ou les papilles/estomacs délicats, ça le fait
Aux noix
Pareil, on vire les pignons, et on met des cerneaux de noix. Tout de suite beaucoup plus costaud. A travailler en cuisine. J'y songe...


Et si le pied de basilic rescapé survit au mistral, un petit dernier, aux pistaches, sur la route de l'automne...
Et en attendant, ma chronique d'un dîner presque parfait (souvenez-vous, celui du
magret à la tapenade et du vert et blanc...), à lire ici

mercredi 2 septembre 2009

Après les théâtreux gueulards, la douceur des mûres mûres (facile)


Les touristes n'étant pas tous partis, et des jolies filles aguicheuses traînant encore dans nos parages, il a fallu aller se mettre au vert. L'occasion rêvée pour un commando mûres comme j'en avais jamais fait auparavant, les forêts auboises étant extrêmement exotiques pour mon Méridional, fasciné par les faons mais aussi par les limaces rouges -- du coup je me suis documentée, saviez, vous que c'était des mollusques?!

Donc presque quatre kilos en une heure, en imaginant que Merlin n'était pas loin et nous observait de ses yeux bienveillants...

Retour aux sources mais aussi coup de vieux, avec ce cours de confiture donné par la maman, qui pendant 28 ans en avait gardé le monopole. Qu'elle garde quand même pour la bolognaise et la couture, ouf.

Je vous livre in extenso la méthode. J'ai un voyage au pays du pandan à préparer, moi (aïe, pas sur la tête!)

Et comme ma maman est moderne, une version agar agar un peu plus loin...


1 kg de sucre cristallisé pour 1 kg de fruits préparés, le tout cuit et recuit jusqu'à ce qu'elles aient la consistance voulue, ce qui malheureusement leur donnait un petit goût caramélisé un peu âcre...

Ma maman avait trouvé une astuce pour pallier ça : elle laissait macérer à couvert ses fruits, préalablement malaxés dans le sucre pendant au moins une nuit. Le lendemain, elle portait le tout à ébullition pendant quelques minutes. Et rebelote, repos une nuit ou au moins 12 h. Ensuite, de nouveau cuisson jusqu'à ébullition, en remuant pendant quelques minutes*
Le résultat était bien meilleur au niveau du goût et de la couleur de la conf'... Ensuite, elle a découvert un produit miracle : une petite bouteille de la taille d'une canette de bière, de la marque Gélifruit, une sorte de gelée, - naturelle paraît-il- à base de pectine de pommes, que l'on incorporait au mélange fruits/sucre, après quelques minutes d'ébullition. Le résultat était super et plus rapide....et j'avais adopté moi-même ce système. Malheureusement, depuis plusieurs années, ces produits ont disparu des rayons des supermarchés, remplacés par des poudres style Vitpris, qui fonctionnent mois bien à mon goût. J'étais donc repartie avec l'ancienne méthode aux deux temps de repos. Et puis un jour, j'ai essayé ces nouveaux sucres gélifiants, où la pectine de pomme est incorporée. Je les ai tout de suite adoptés.
Simple, rapide, peu de cuisson : 7 minutes maxi. Confiture et gelée inratable set très "goûtues" et ça marche avec tous les fruits.. Il faut vivre avec son temps n'est-ce pas? D'autant qu'on met moins de sucre (800g de sucre pour 1 kg de fruits préparés avec Gelsuc). Il existe même une version allégée (500 gr pour 1 kg de fruits), qui fonctionne très bien notamment avec les mûres...

On trouve en vente en supermarché des bassines en cuivre alimentaire à un prix très abordable que vous pouvez aussi accrocher en décor dans votre cuisine ... Voilà tu sais tout de ma connaissance et de mon expérience en confiture yu as de quoi écrire un billet photos à l'appui!!"

PS astuce: je me sers aussi de ce sucre à confiture pour sucrer mes tartes aux fruits : le jus des fruits est légèrement gélifié et enrobe les fruits sans détremper la pâte

Pour les adeptes de l'agar agar (une confiture coupe-faim, c'est pas mal non?), deux sachets de 3g pour un kilo de fruits, ce qui permet de diviser par deux la quantité de sucre...