mardi 27 avril 2010

Putain, trois ans. Glace betterave-cranberries et salade de radis

(La photo qui n'a rien à voir...)

J'ai encore raté mon anniversaire. Faut être un peu con pour rater pareille occasion d'autocélébration. Ou plutôt de ce double qui m'apporte tant de joie, né il y a trois ans. Sans tambour ni trompette -- je savais pas encore comment mettre de la musique sur son bloug --, sans explication, même. Après des heures passées sur tellement de pages admirables, je voulais juste entrer dans la danse. Sur la pointe des pieds. Juste parce que je pouvais plus profiter de ces délicieux billets sans offrir moi-même mes modestes recettes.

Je pensais pas avoir des commentaires aussi vite, notamment de filles que j'admirais admire tant...

Je ne pensais pas que plus qu'un carnet virtuel de ce que m'a appris ma mère, ça deviendrait la vitrine de mes élucubrations nées d'enrichissantes lectures...

Je pensais pas recevoir des recettes de lectrices dont certaines que j'ai toujours pas expérimentées et publiées, sorry...

Je pensais pas que ça deviendrait l'ultime atout séduction...

Je pensais pas que je m'arracherai les cheveux sur le langage html...

Je pensais pas manger froid des trucs censés être chauds parce que "non attends, celle-là elle est pas terrible, faut que j'en fasse une mieux quand même"...

Je pensais pas envoyer des mails à des inconnus pour leur donner des conseils sur la sauce au caramel...

Je pensais pas embaucher un fidèle pour façonner des gnocchis violets.

Je pensais pas coacher une Parisienne pour trouver des pralines roses...

Je pensais pas faire 16 stations de métro pour faire découvrir le matcha à une amie, tant qu'à faire, façon Aoki...

Je pensais pas chercher à toute vitesse un rayon de soleil dans la maison pour prendre une photo de plat avant de partir bosser.

Je pensais pas recevoir des propositions de partenariat à la mord-moi-le-noeud de vendeurs de tireuse à bière...

Je pensais pas bénir et maudire Facebook dans le même temps. Bénir pour avoir démasqué qui se cachait sous des pseudos rigolos. Maudire pour remplacer les commentaires on-the-bloug par des "j'aime"...

Je pensais pas rougir quand les gens nous regardent avec des yeux de merlan frit au resto parce qu'on a l'objectif qui trempe presque dans l'assiette...

Je pensais pas qu'Apple inventerait une telle merveille qui me permet de raconter des anecdotes de pseudo-geekette, noter discrètement que Saint-Jacques-lapsang-souchong-ça-doit-être-pas-mal-comme-association-faudrait-essayer, et vérifier de n'importe où si j'ai pas de nouveaux commentaires (oui parce qu'on s'en lasse pas, hein... à bon entendeur...)

Je pensais pas aller à Deauville pour m'extasier sur des bols en peau de poisson...

Je pensais pas faire d'aussi chouettes rencontres...

Je pensais pas que je me mettrai à macaronner...

Je pensais pas me gausser devant mes stats en m'apercevant que j'ai un visiteur au Brésil...

Je pensais pas regarder (sur mon iphone) si y a moyen de prendre un vol Ryanair pour aller manger des rouleaux de betterave confite au sureau à Malmö...

Je pensais pas que je m'achèterai un taille-crayons à légumes...

Je pensais pas régulièrement repeindre ma cuisine en vert pandan...

Je pensais pas avoir une étagère qui se déforme sous le poids de mes livres de cuisine...

Je pensais pas que je marronnerai quand les invités ne laissent pas de quoi faire une photo le lendemain...

Je pensais pas corriger des proportions entre deux assemblées générales boulistes...

Je pensais pas que je ferai moins de commandes à La Redoute que chez Nishikidori, et que je trépignerai d'impatience comme une gamine à La Poste avant de déballer sésame noir, jus de yuzu et autres foodisteries...

Je pensais pas regretter de plus habiter Paris et de pas pouvoir manger chez le Frenchie avec mes copines...

Je pensais pas craindre que la voisine me surprenne dans des positions indécentes à faire la mise au point sur des muffins tout chauds...

Je pensais pas faire un jour des photos à peu près dignes et avoir un album flickr.

Je pensais pas écrire sur des post-it une liste de glaces bizarres et faire des blind tests aux copains...

Merci, Cocotte, t'as bien fait de venir.


***Glace betterave/cranberries, salade de radis***

1 betterave cuite
10 cl de sirop de cranberries (y en a chez Ikea, pas besoin d'aller à Malmö)
poivre blanc
1 sachet de stabilisateur
1 botte de radis
vinaigre de riz
huile d'olive
persil
sel, poivre

Pour la glace: passer la betterave à la centrifugeuse, récupérer le jus et la chair mixée fin. Sinon on peut la passer au mixeur, mais j'imagine qu'à ce moment-là il faut augmenger la proportion de liquide.
Diiluer le sirop dans le double d'eau (ou un peu plus), mélanger, poivrer un peu, ajouter le stabilisateur et bien laisser refroidir au frigo. Passer en sorbetière.

Couper les radis en rondelles fines, assaisonner. Répartir dans des coupelles avec une quenelle de glace par-dessus.

Sans Cocotte, je crois pas non plus que j'aurais pris de photos yes mes laitues naissent...


vendredi 23 avril 2010

Où il est question de marketing, et des macarons chocolat blanc-cardamome

Attention, c'est pas comme si j'étais compétente en la matière. Même quand j'étais ado, j'étais pas trop marques. Hein Maman, j'ai jamais fait des crises de nerfs pour avoir un Cimarron-comme-les-autres-parce-que-c'est-mieux-tu-comprends (à l'époque, on disait pas hype. Du mois pas chez moi)... Ou alors, je faisais ma crise en dedans. Une bonne fille, j'vous dis.

J'ai pas fait comme d'autres des études où on t'apprend à brander (si vous avez un doute sur ce mot, cliquez, ça existe apparemment). Moi, c'était plutôt la branlette intellectuelle assumée. Bref.

N'empêche qu'aujourd'hui, y a des stratégies marketing qui m'interpellent.
Genre . Déjà le nom il est bizarre. On dirait que c'est fait exprès pour qu'on fasse des jeux de mots pourris. Puis ce rapport avec le tréma, c'est suspect. Ils en mettent partout. Même sur trüc. Parce que vous comprenez, c'est süper fun... Le pire? Ils le mettent même pas sur le "i" de "ouïe" comme dans "je suis tout ouïe"...
Et moi, déjà les majuscules partout, ça m'énerve, alors cette appropriation des accents les plus funs soit-il, ça me révolte. Ouais, on a les révoltes qu'on peut. Mais j'ai pas créé de groupe Facebook sur la question.

Gü fabrique donc notamment pour le plus grand plaisir de certains -- qui en font même des statuts Facebook -- des petites gourmandises baptisées naughties. Oui parce que la gourmandise, c'est vilain. Voire pervers. Et les gugus de surfer sur la connotation sexuelle du mot anglais... "Une envie coquine? Sautez sur les roulés au chocolat"... Des plaisirs "réservés aux adultes" comme chacun sait, parce que tu comprends c'est comme la cigarette après t'arrives-plus-à-t'arrêter...

Mais Gü nous aura bien prévenus...
Je trouve ça marrant, de se vendre comme "le maaaal" -- mimique à la Yann Barthes pour se moquer-sans-qu'on-m'accuse-d'être-méchant, moi-- ...
Et puis sinon, on pourra toujours se déculpabiliser sur les frü, hein? (Véridique).

Y en a d'autres qui ont tout compris au marketing, ce sont les créateurs de ce nouveau site de rencontres pour célibataires qui aiment la bonne chère, marmitelove. Parce que vous savez, la gourmandise c'est coquin (voir plus haut) et terriiiblement tendance... Bon, à part qu'évidemment sur la page d'accueil tu as des mannequins -- oui parce que quand t'es sur un site de rencontres t'es forcément beau -- en train de faire la Belle & le clochard avec des spaghettis, et les innombrables poncifs genre "Elle cherche un coeur d'artichaut" ou "l'amour au fond de la marmite", je suis pas sûre d'avoir saisi le concept, du moins ce qu'il a de nouveau, parce que bon, créer des liens autour d'un repas, j'y ai déjà pensé. D'ailleurs, ça a marché, as you know.

Et moi, pour agrémenter la recette du bonheur -- re-mimique à la Yann Barthes, évidemment -- je nous fais des naughty macarons, brrrr... Bon, il a pas trop aimé la ganache. Mais c'est plus sexy que la soirée Gü devant la télé, et c'est vachement bien pour une après-midi avec un livre sur les méchants qui s'annonce brillant...


Macarons chocolat blanc-cardamome
3 blancs d'oeufs, de préférence vieillis, mais sinon c'est pas si grave en fait
200g de sucre glace
120g de poudre d'amandes
un peu de sucre en poudre
colorant alimentaire rose ou autre

200g de chocolat blanc
1 capsule de cardamome
1 CC de lait de coco

Mixer le sucre glace et la poudre d'amandes, tamiser (ça en revanche, c'est important). Monter les blancs en neige avec un peu de sucre au départ puis à l'arrivée, tout en continuant de fouetter, et ajouter le colorant. Au final, ça doit faire une pointe quand vous trempez le doigt dedans. Un bec d'oiseau, soi-disant...
Mélanger à la spatule, dans le jargon macarons jusqu'à ce que ça fasse "ruban" (vous visualisez, non?).
Verser dans une poche à douille (à défaut dans un sac congélation, mais je décline toute responsabilité) et faire des petits tas sans les serrer. Si c'est une première fois, vous devriez prendre le coup de main au bout du cinq-sixième. Donc ça en laisse plein d'autres, paniquez pas.
Laisser croûter une bonne demi-heure, enfourner une dizaine de minutes à 170°C. Ils doivent rester moelleux sous le dessous, mais pouvoir se décoller (pas tout de suite, hein, c'est pour être sûre de la cuisson).

Pour la ganache, il faut écosser et écraser la capsule de cardamome, la mélanger dans un peu de lait de coco, puis dans le chocolat blanc fondu.

Laisser refroidir avant de tartiner.

Minute je me brande: si vous aimez la cardamome mais que vous vous sentez pas pour les macarons, y a aussi le cheesecake.
Pour des macarons plus basiques, c'est là.
Mais la marque déposée en matière de macarons, c'est Mercotte, sans qui combien ne se seraient jamais lancés...

jeudi 15 avril 2010

Le potager parle pour moi : la tarte aux carottes roulées façon Passard à la fève tonka, le sorbet carottes-pomme gingembre, et d'autres choses encore

Je... j'suis pas inspirée.

Je vous aurais bien parlé de la joie incommensurable (mais ô combien éphémère) que me procure ma victoire sur le K2 du linge à repasser, réduite à néant au fil de 42 épisodes de Plus belle la vie. Mais comment dire... J'ai pas de tag "Vis ma vie de ménagère", et puis bon voilà quoi.


J'aurais pu m'étonner que la sortie chez Nature & découvertes d'un parfum au yuzu et à la fève tonka crée pas plus le buzz chez les foodistas. Mais j'ai peur que ça n'intéresse qu'une infime partie de mon modeste lectorat, et que ça fasse fuir le reste.
Pour info quand même, on trouve aussi sur le net un savon au yuzu-que-c'est-bon-pour-les-peaux-stressées. N'empêche que le prix a de quoi faire perdre la sérénité: 80€ les 70g. Je vous parle même pas du gommage, qui vaut le prix d'un repas chez Noma. Au fait Cookie, c'est quand que tu nous racontes?!

J'aurais pu encore dégoiser sur la Louise, mais je suis pas encore allée voir le film, ce serait pas très fair-play (et c'est très sexy, le fair-play, paraît).


J'aurais pu vous parler de Passard, qui doit être très inspiré en ce mois d'euphorie dans le potager, mais j'y suis jamais allée... moi. Ni chez Le Bec, ni chez Sulpice, et encore moins chez Redzepi. Cookie c'est quand que tu racoontes? N'empêche qu'ils se sont tous invités chez moi (j'avais rangé la table à repasser et éteint la télé) pour ces petites recettes printanières qui, si elles ne rendent pas disertes, contribuent un peu plus à ce qu'on soit content d'être en avril. C'est déjà ça, comme dirait l'autre, qui nous sort un album autre titre qu'on-dirait-le-début-d'un-article-wiki. J'arrête, j'avais dit que je parlerais pas beaucoup...

Tarte aux carottes façon boutons de rose

L'humeur passardienne, donc. Pour les non-initiés, cet homme il est trop fort avec les fruits et les légumes, même qu'il fait des tartes avec des tranches de pommes roulées en boutons de rose, même que personne il sait comment il fait. A priori, avec les carottes c'est moins galère, mais euh comment dire... un peu, quand même. Si vous vous sentez pas, commencer par la version courgettes de Cookie-c'est-quand-que-tu-racontes?
Il y a aussi un peu de Jean Sulpice, qui lui fait des carottes toutes simples à la fève tonka, avec de l'omble chevalier.

4 feuilles de brick
1 dizaine de carottes
3 CS de ricotta
1/2 citron
huile d'amande douce (ou de pépins de raisin)
fève tonka
sel, poivre

Laver et éplucher les carottes. Faire des tranches les plus longues et les plus fines possibles. Au rasoir à légumes? N'y pensez même pas, j'y ai cassé le mien. Non, avec un bon couteau on se débrouille, sans se couper. Mais en faisant plein de chutes, parce qu'arrivée à la moitié de la carotte, c'est plus trop possible. Mais c'est pas grave, parce que vous pourrez faire d'autres choses avec (voir ci-dessous). Bref, faut le vivre. J'vous jure que ça se passe pas si mal que ça.

Les faire cuire à la vapeur, pas trop longtemps pour qu'elles gardent leur croquant, mais assez pour qu'elles puissent s'enrouler. Un quart d'heure, je dirais. Surveiller.

Mettre les feuilles de brick sur une tôle à tarte, badigeonner d'huile au pinceau, bien aplatir au milieu, faire cuire une dizaine de minutes à 180°C.

Battre la ricotta à la fourchette pour la détendre, ajouter un trait de citron, saler, poivrer. Répartir sur le fond de tarte.

Rouler les tranches de carottes et les planter dans la ricotta. Badigeonner délicatement avec le pinceau huilé, parsemer de fleur de sel et de tonka râpée. Repasser une dizaine de minutes au four.
Vous avez le droit de faire la maligne et de demander un massage à celui ou celle avec laquelle vous la partagez, parce qu'une petite douleur peut survenir au niveau des cervicales, quand même...


Glace pomme-carotte qui va bien

Ma première tentative de glace bonne pour le teint (et moins chère que le savon au yuzu) avait été un échec relatif. Cocotte têtue savait qu'elle n'en resterait pas là. Et devant toutes ces moitiés de carottes, s'est souvenue qu'elle avait une centrifugeuse. Bien lui en a pris: c'est comme ça qu'il faut la faire, la glace à la carotte. Avec du jus.

Du coup pour les proportions, c'est un peu freestyle, avec les carottes plus le jus d'une pomme on était à peu près à 50 cl. J'ai ajouté un peu de gingembre, et ce qu'il restait de la pomme après extraction. Pour le sirop, j'ai fait 60g de sucre/60g d'eau. J'ai ajouté un sachet de stabilisateur et bien laissé prendre au frais avant de passer en sorbetière.
Tip top. Ici avec de la neige de yaourt (un yaourt congelé, gratté à la fourchette), et des miettes de speculoos.

Avec le reste de carottes après extraction, j'ai fait les muffins du Cookie -- c'est quand que tu racoooontes? --. Même si oui, j'aime me perdre dans tes archives...


Crème de courgettes au basilic
Le Bec a bien fait d'aller faire un tour à Naples. Parce qu'il en a rapporté un truc auquel une gourdasse comme moi n'avait pas pensé. Pour ne pas avoir un truc lavasse, il faut presser les courgettes...

2 courgettes
1 branche de basilic
1 gousse d'ail
huile d'olive
sel, poivre

Laver les courgettes, les couper en gros morceaux. Saler, poivrer, faire cuire un peu à la vapeur (une dizaine de minutes). Laisser un peu refroidir, puis presser dans un torchon pour extraire le maximum d'eau. Mixer avec l'ail et le basilic, ajouter un peu d'huile d'olive.

Servir bien frais pour tartiner. Ou planter des radis comme Monsieur Redzepi (lui il fait ça dans de la terre constituée de pain noir et de fromage frais -- Cookie c'est quand que tu racooontes? --. Moi j'ai planté dans le gazon, parce que je trouvais ça joli aussi. Et c'est bon.

Pesto de fanes de radis

Enfin, sur le thème rien ne se perd tout se transforme je suis trop tendance, un pesto de fanes de radis. Les fanes lavées et grossièrement coupées, mixées avec une gousse d'ail, un peu de parmesan, un trait de citron, le tout monté à l'huile d'olive. Puissant.


Ah et si quand même, une petite info: la sortie prévue en septembre dans toutes les bonnes librairies tables d'un magazine qui s'annonce transcendant, allez donc zyeuter .

Et s'il vous reste encore des carottes, y a toujours le carrot cake, ou cette terrine printanière tout en légèreté...
Les courgettes, on peut aussi en faire des carrés à la brousse ou un joli carpaccio maintenant que vous êtes bien entraînée à faire des tranches très très fines...

mardi 13 avril 2010

Ma nouvelle ennemie, et les muffins aux noisettes grillées, coeur fondant citron-amande

J'aurais presque envie de dire : Scarlett, mon amie, reviens!
Vous auriez jamais cru lire ça ici, hein? Oui mais bon, l'heure est grave. Et la concurrence est rude. Alors que je me préparais psychologiquement aux effets sur l'affreux de la vue de la veuve noire en cuir noir dans Iron Man 2, v'là la Louise qui débarque.
J'ai eu beau souligner ses goûts de chiotte -- la barrette de Julien Doré, le cigare en couverture d'Entrevue, que même pas elle s'appelait Louise en vrai et qu'elle a demandé à ce qu'on l'appelle Salomé (pardon aux lectrices qui porteraient ce prénom), qu'elle a invité Rachida Dati à la première --, rien n'y fait.
Il a intérêt à être bon, le Besson, sinon je vais vraiment passer un mauvais moment. Et il me faudra supporter quinze jours de babillages sur les traits de la Bretonne avant ma vengeance. Parce qu'à côté de Scarlett, y aura Robert. Y a une justice, quand même.

Sinon il faut absolument aller voir ce film vu au Off, dont je vous avais parlé .


Omnivore l'a mis en ligne ici. Un moment de grâce que cette plongée au milieu des navets qui en macro prennent des allures de paysages lunaires.




Muffins aux noisettes grillées, coeur fondant citron confit-purée d'amandes
150 g de farine
1/2 sachet de levure chimique
1 bonne poignée de noisettes entières
15 cl de lait
50 g de beurre fondu
50 g de sucre
1 oeuf
1 gousse de vanille (facultatif)
2 rondelles de citron confit
1 CS de purée d'amandes (magasins bio)

Faire griller les noisettes un petit quart d'heure à 180°C. Surveiller, parce que si vous les faites cramer, vous serez très énervée, surtout si vous vous êtes fait une ampoule avec le casse-noix (zettes). Les minauderies de Louise suffisent amplement.
Laisser refroidir et concasser grossièrement au pilon.
Ecraser les citrons confits à la fourchette s'ils sont tout mous comme ceux de votre belle-mère, sinon coupez-les en petits morceaux, mélanger avec la purée d'amandes, ajouter un peu de sucre. La texture doit être crémeuse.
Mélanger les ingrédients secs dans un saladier, les "humides" dans un autre, puis tout ensemble.
Verser une partie dans les moules, ajouter une petite cuiller du mélanger citron-amande, recouvrir de pâte (pour que ça fasse un coeur, quoi). Attention à ne pas trop remplir, comme ça lève un peu quand même, parce que sinon ils auront une gueule de soucoupe volante.
Faire cuire une vingtaine de minutes à 180°C.