samedi 19 juin 2010

La culture, c'est comme la confiture...*

... et nan! Pas de recette cette fois-ci. Pour ce qui est de la tartine, je vous renvoie aux conseils maternels publiés l'an dernier. En ces temps festivaliers et caniculaires, l'alternative consiste essentiellement entre melon-jambon et dwich pas toujours bon. C'est con, quand même: j'ai dans mes placards du kinako, du poivre cubèbe, de la farine verte (alors, Cookie?) et tout plein de joyeusetés, mais non, je suis obligée de me fendre d'un banal "Pas le temps. Trop chaud". Et pourtant, une liste d'idées longue comme le bras...


Pour me faire pardonner, un peu de Tanger...


Ses portes...












... ses murs délabrés...





... ses ciels délavés...





... ses chats qui se la coulent douce...



... son cinéma à la programmation improbable


... un cycle Tati et une production locale qu'on préfère ne pas commenter ici...

... ses assiettes de poisson qu'heureusement que c'était pour deux...

... ses fleurs bizarres...

... ses gamins un tantinet gratteurs...



... ses hôtels dans lesquels on est contents de pas avoir réservé...

... ses restos ambiance "Mille et une nuits"...

...inévitable.









... mais cet escalier-là menait à vingt et une entrées enchanteresses (et qui m'ont donné plein d'idées)...... ses cornes de gazelle, définitivement moins bonnes qu'à Fès.

En revanche, le flirt avec l'Espagne donnait de jolies choses dans cette boîte, avec notamment ce qu'on a pris pour du pralin de sésame que Patrick Roger ne renierait pas.

Et alors que Tanger rimait pour nous avec charme suranné, on s'est pris dans la face, de retour à Avignon, ce que la ville a produit de plus beau depuis le Grand Socco (et encore c'est que pour la rime). J'ai nommé le Groupe acrobatique de Tanger, heureusement repéré par Zimmermann et de Perrot il y a quelques années, qui a débarqué dans la cour du lycée Saint-Joseph pour Chouf ouchouf, ce qui veut dire en arabe "Regarde, regarde encore". Franchement, j'aurais bien regardé plus d'une heure et quart cette évocation d'une ville juste entrevue. Ce In (et... ouais!) commençait très bien, après une grosse déception: les Fables qui se mangent, ça m'a vraiment laissée sur ma faim.





Photo Mario del Curto









Bon point par rapport à l'an dernier, pas de starlette capricieuse et dangereuse non plus. L'homme a rencontré Romane Bohringer et déclaré: "Elle est vraiment pas belle", la Balibar on savait qu'elle aurait aucune prise sur lui, quant à Natalie Dessay, quand elle arrêtera de s'habiller comme une meringue on commencera ptet à la craindre, mais quelque chose nous dit qu'elle mettra aussi longtemps qu'à apprendre à marcher avec des talons.









Cette année, la menace viendrait plutôt de l'homme à côté de qui Fabrice Luchini est tout petit, Laurent Poitrenaux. Roi en exil (et sous-pull) et mage en été, cet homme-là est incroyable. S'il passe près de chez vous, courez.




On aurait d'ailleurs pu citer Cadiot, ou Burger, qui a réussi un truc de fou: faire danser dix mille personnes sur du bon rock le 14 juillet. Gratos. Même pas serrés. De quoi être fier d'être Avignonnais Français (BURGER PRESIDENT!). Mais un peu vieux beaux, les deux potes. Comme celui-là (haha)










Barcelo, trop fada.










Il nous a quand même collé un éléphant en bronze de six tonnes sur la place du Palais, le gars. A Arles, le papier mâché ça leur suffit.

Mais bon, ils ont Mick Jagger aussi...

Et Rabanel et sa brandade parfaite, aussi.





Bref, vous l'avez compris, les nourritures terrestres, c'était difficile ces dernières semaines. Sans compter les quarante degrés qui ont failli faire fondre mes Patrick Roger...

Ceci dit, d'ici une semaine ils seront tous partis, la mornitude reprend le dessus, on va pouvoir revenir aux choses sérieuses...






* Quand on t'en sert beaucoup aussi, faut l'étaler... non?

lundi 7 juin 2010

Bonbons croustillants pomme-caramel au beurre salé sans danger pour les écrans tactiles

Madame du service de presse, faut arrêter maintenant, de me demander de faire la promo du Larousse pâtissier sur Ipad. Parce que bizarrement, Apple nous a pas distribué de tablettes, à nous autres scribouillards de la PQR. Et je doute que ça passe en note de frais.
Et puis honnêtement, suis sceptique. Même si maintenant j'ai un super robot qui fait tout, et par là moins de risques d'accident, l'Ipad dans la cuisine, ça me stresserait assez pour faire retomber la pâte à choux. Et comment dire, cette fonction "souffle pour tourner les pages", j'y crois guère. Sans compter qu'il faut pas que quelqu'un rentre dans ta cuisine à ce moment-là, parce que c'est un peu l'humiliation.
Pour toutes ces raisons, Madame du service de presse, je préférerais la version papier, que je pourrai tâcher sans trop d'états d'âme.
A bonne entendeuse...

Bonbons feuilletés pomme-caramel, tout con trop bon

Feuilles de brick (1 par tête)
pomme golden (1 pour 4 ça suffit)
crème de caramel au beurre salé (Albert Ménès)
facultatif: éclats de noix ou noisette

Etaler la feuille de brick, couper un peu sur les côtés. Sur un bord demeuré arrondi (vous suivez?) répartir la pomme coupée en petits morceaux, une cuiller à café de crème de caramel, les éclats de noix. Attention, pas sur toute la largeur sinon vous allez être emboucanée pour la fermeture. Rouler bien serré, nouer les bords avec de la ficelle de cuisine, enfourner à 190°C une dizaine de minutes (jusqu'à ce que ce soit bien doré). Au besoin, retourner pour bien répartir le caramel. Servir tiède.

Sur ce, on s'en va pour la suite de notre série "les cornes de gazelle" sponsorisée par l'ami irlandais. Beslama!