Difficile de trouver une brillante accroche pour le billet-marronnier retour de vacances, surtout quand on arrive après tout le monde... Oui, parce qu'on est comme ça, nous. Juillettiste ou aoûtien, ça nous paraît d'un triste... Septembriste, c'est beaucoup plus engagé: comme les vieux, on fuit les niards braillards et le cagnard en trimant tout l'été, c'est beaucoup plus classe. Sauf que notre snobisme rencontrera d'ici 2014 un obstacle de petite taille (mais qui devrait avoir les traits plus doux que Nicolas 1er). Cocotte pondra une petite dinde début 2011.
Donc, en attendant de crouler sous les mazeltov et peut-être exploser le
record de commentaires de ce modeste blog*, le Portugal.
Plus jamais à ce mot je ne penserai morue, mais bien plutôt pasteis.

Il y a un avant et un après ces petites choses-là (ça marche pour la ponte aussi, il paraît, je sais, merci). Avant, on lit des choses
ça et là. Mais il faut vivre ce moment où on s'enfonce dans ce flan aérien, en même temps que ça croustille sur les côtés
(oui, y a des choses qui s'arrangent pas avec les hormones...).
Le porto en revanche, du coup, je peux pas trop vous en parler. Juste que j'ai appris que ce n'était absolument pas du vin cuit, mais du gros rouge additionné de brandy. Les Anglais trouvaient le pinard un peu raide, à l'époque.

Un petit pasteis, pour la peine?
Ce peuple a vraiment la religion de la pastelaria. A mi-chemin entre café et salon de thé, on peut y prendre un espresso ultra-serré au comptoir en allant bosser, ou prendre le goûter entre mamies. Mais toujours avec un pasteis de nata. D'ailleurs on a testé d'autres pâtisseries, c'était très en-deçà.

Comme ces monstrueux faux croissants briochés... Etonnant de la part de gens qui par ailleurs maîtrisent aussi bien la pâte feuilletée...

En revanche, dans la série j'assume-mes-clichés-je-veux-aller-dans-la-carte-postale, j'ai eu droit à mon tramway jaune bringuebalant. Avec des vraies mémés dedans, et des gens qui font semblant de pas voir que tu couves.

Et des chats cabots, comme partout...

... et des tags rigolos

Pour les pasteis, je vous suggère d'aller faire un tour
là.En attendant de les maîtriser, une petite mousse toute douce et légère qui sent encore un peu l'été...

Pour 4 verres:
200g de mascarpone
2 blancs d'oeuf
1 CS de sucre
1 yaourt
fève tonka
1 petit quart de melon
1 CS d'eau de fleurs d'oranger
1 CC de miel
Battre les blancs avec une pincée de sel.
Fouetter le mascarpone avec le sucre, ajouter le yaourt, et râper un peu de fève tonka.
Mélanger délicatement les deux préparations, verser dans des verres et laisser prendre un peu au frais.
Avant de servir, découper quelques fines tranches de melon, les faire rôtir quelques instants de chaque côté à la poêle dans le miel, déglacer avec la fleur d'oranger. Déposer sur la mousse.
* Je prends le risque qu'ils diminuent encore et cède à la tentation de la page Facebook. Z'êtes fan (warf?) Cliquez dans la colonne de droite pour suivre mes élucubrations de plus près...
A part ça, certaines le savent, y a concours. De photo culinaire. Sur le thème du végétal. A gagner, un repas chez Passard, avant que je fasse des petits pots au potimarron...
On a droit à trois propositions, et comme j'arrivais pas à me décider...
La tarte aux carottes façon... Passard, remember.
Les radis plantés dans le pesto de courgettes (même billet très potager)...
... ou en salade girly, avec glace betterave-cranberries.
Wish me good luck!